Le peuple américain capable de conscience

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Le peuple américain capable de conscience

Message  Admin le Mer 6 Fév 2008 - 12:08

La plupart du temps, les français ont deux visions totalement extrèmes du peuple américain selon leur propre philosophie de vie. Nous avons les français "basiques" d'un côté, pour qui les américains incarnent les gens les plus cool, les plus modernes, avec des super feuilletons télévisés, des belles grosses bagnoles, des attitudes de réussite et de paillettes fascinantes...bref, c'est quasi l'adulation. D'un autre côté, nous avons les français plus "humanistes" qui voient en le peuple américain, l'apogée de la surconsommation, une culture limitée au shopping et aux films à gros budget, l'impérialisme tentant d'être imposé au reste de la planète, l'absence de conscience individuelle par rapport à la planète et ses habitants...bref, rejet en bloc.

Perso, j'aurais tendance à me ranger dans la deuxième catégorie. J'ai suffisament voyagé de par le monde pour ressentir l'impact négatif des Etats Unis même jusqu'au fond de petits bleds au Burkina Faso (ou ailleurs). MAIS, comme pour toute chose, il ne peut y avoir que du blanc ou du noir. Nous-mêmes, français, ne sommes pas toujours des exemples de tolérance, d'humilité et de générosité.
Ainsi, lorsque je suis tombée sur cet article, lu sur le blog d'une française "écolo" (dans le bon sens du terme) vivant à New York, ça m'a fait chaud au coeur de constater que d'une façon ou d'une autre, il y a des personnes qui ne cautionnent pas au quotidien ce mode de vie défini "à l'américaine" et qui recherchent justement à limiter leur impact sur la planète. Le gouvernement Bush, comme je le pense depuis longtemps, n'est pas représentatif à 100% de 100% du peuple américain. Dans ses actions et décisions, ce gouvernement crache à sa façon sur une partie (visiblement croissante) de ses électeurs, électeurs dont la conscience s'éveille et qui cherchent à vivre "autrement".

Bien entendu, comme souvent, les personnes se regroupent en mouvements, c'est souvent le cas aux USA où je trouve l'instinct grégaire particulièrement développé par rapport à d'autres peuples capables de vivre en indépendance tranquille. Ces mouvements sont parfois un peu bizarres, extrèmes, parfois mâtinés d'un chouïa de religion (ben vi... amen ) mais ils ont au moins le mérite de faire travailler leurs méninges et d'essayer de trouver des alternatives à la vie de surconsommateur.

Je vous copie l'article dans un post en dessous, il est assez long. Je le trouve d'autant plus intéressant qu'il est écrit par une française, donc avec une sensibilité qui nous parle et un ressenti familier. Je vous colle également le lien vers son blog.
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Re: Le peuple américain capable de conscience

Message  Admin le Mer 6 Fév 2008 - 12:13

Mercredi 10 octobre 2007
No impact man
Au Etats-Unis fleurissent depuis quelques années les expériences les plus diverses et variées visant à briser notre dépendance à la société "pétroliphage" ou à réduire notre empreinte écologique. Ces expériences peuvent être classées en différentes tendances:

1. Les "Locavores"

A la suite de James MacKinnon et Alisa Smith de Vancouver, qui se sont lancés en 2005 le défi de ne rien manger pendant 1 an qui ait voyagé plus de 100 miles (c'est à dire grosso modo 160 km) avant d'aterrir dans leur assiette, de nombreuses initiatives du même genre ont vu le jour en Amérique du Nord. Les nouveaux locavores se sont appuyés sur des lectures devenues cultes comme The 100-Mile Diet: A Year of Local Eating (édition canadienne) et Plenty: One Man, One Woman, and a Raucous Year of Eating Locally (édition américaine).
Cette expérience a fait boule de neige puisque de nombreux magasins ayant un rayon fruits et légumes digne de ce nom et une conscience, ainsi que quelques restaurateurs se font un devoir de ne se fournir qu'auprès de producteurs de proximité. Tout au bout de la chaîne, même les épiceries de quartier et les grandes surfaces commencent à mettre en avant les produits cultivés localement. Enfin, les farmers' markets qui ne regroupent QUE des producteurs locaux, ont vu leur fréquentation croître et, par conséquent, l'offre de fruits et légumes s'est enrichie et diversifiée, convaincant ainsi en retour de nouveaux clients de sauter le pas.
Bien qu'à New York, cette tendance soit moins sensible qu'en Californie, mais il faut dire aussi que le climat de la Côte Ouest rend les choses particulièrement faciles pour les locavores, les mentalités bougent ici aussi, comme en témoigne le pacte lancé par l'Etat de New York, le 100-mile diet challenge, incitant les professionnels et les particuliers à signer et à s'engager à ne se nourrir que d'aliments produits localement.
En Virginie, l'expérience menée par Barbara Kingsolver, écrivaine renommée, et sa famille, s'est traduit par la publication d'un livre Animal, Vegetable, miracle: a year of food life qui est d'ores et déjà un succès éditorial. Cet ouvrage fait le compte-rendu d'une année durant laquelle la famille n'a mangé que ce qu'elle a elle-même produit (quoi de plus local que les fruits, légumes, oeufs et viande de son propre jardin?), ou, au pire, acheté à des producteurs locaux.

La philosophie des locavores recoupe souvent celle du mouvement d'origine italienne Slow Food. Elle est présentée succintement dans cet entretien radiophonique (en anglais) de Barbara Kingsolver appelé The Ethics of Eating. Néanmoins, les motivations des deux créateurs, au départ de leur aventure, relevaient autant du désir de lutter contre la crise qui touche les exploitations agricoles familiales que de celui de mettre un terme aux absurdités écologiques générées par la mondialisation du marché alimentaire, sur lequel un ingrédient voyage en moyenne 1500 miles (environ 2400 kilomètres) avant d'être consommé.



2. Les "Consommophobes" (ou anti-consuméristes, mais je trouve le mot moins approprié)

Venus eux aussi de l'Ouest de l'Amérique, mais ayant une origine toute différente, les consommophobes du groupement The Compact, lancé à San Francisco en 2006, ont tenté l'expérience de ne rien acheter pendant toute une année, en dehors bien entendu de la nourriture. Quand le besoin d'acquérir un nouvel objet se faisait sentir, les membres avaient le choix entre l'emprunter, le troquer ou l'acheter d'occasion.

Le but avoué de l'initiative est, d'une part, d'aller au delà du recyclage pour contrecarrer les effets négatifs de la société de consommation à l'américaine, aussi bien au niveau environnemental qu'humain ; d'autre part, de désencombrer les logements et les vies. En celà, on reconnaît l'influence de la Simplicité volontaire, concept apparu aux USA en 1981 avec la publication de Voluntary Simplicity : Toward A Way Of Life That Is Outwardly Simple, Inwardly Rich de Duane Elgin.

Encore une fois, l'expérience a eu du succès puisque de nombreux nouveaux membres viennent régulièrement enrichir le groupe d'échanges The Compact. Ceci permet à d'autres anti-consuméristes d'occuper le devant de la scène. Ainsi, les groupes de consommateurs (dont l'objectif est d'aider à consommer MIEUX), les adeptes de la simplicité volontaires (qui ont pour but de consommer MOINS) et les freegan (qui, eux, souhaitent NE PLUS consommer DU TOUT, du moins pas dans le sens habituel du terme) gagnent en popularité. Ces derniers sont regroupés autours d'associations ou de sites internets tels que www.freegan.info, Freecycle ou Really really free market afin de permettre le partage des ressources (qu'il s'agisse de faire circuler des objets qui ne servent plus ou de récuperer dans les poubelles - oui, oui - ce qui pourrait encore servir mais dont les autres ne veulent plus), des informations ou des savoir-faires.

A noter également le succès du Révérend Billy et du Stop Shopping Gospel Choir, mélangeant religion spectacle à l'américaine et message anti-consumériste, comme en témoigne la parution du livre du Révérend intitulé What Jesus would buy: Fabulous Prayers in the Face of the Shopocalypse (sic !!!). Une bizarrerie dont on ne se lasse pas...



3. Les "Technophobes"

Cette tendance-ci est bien implantée aux USA depuis des siècles, et ce grâce à des groupes religieux anabaptistes, comme les Amish ou les Mennonites, qui rejettent partiellement ou totalement l'usage de la technologie et en particulier des appareils électriques et des véhicules à moteur. Le travail de la terre ainsi que les déplacements sont ainsi tributaires de la traction animale (c'est à dire des chevaux). Le réfrigérateur, la machine à laver, la télévision, l'éclairage électrique, mais aussi la climatisation (pourtant présente dans la plupart des foyers américains à l'heure actuelle), ni aucun des outils électriques utilisés par les ouvriers ou les artisans ne sont autorisés au sein de ces communautés.

Récemment, Eric Brende, un diplômé de MIT (Massachusets Institute of Technology) réalisant à quel point les nouveaux développements technologiques semblaient plus aliéner l'homme que le libérer, décidé de se joindre à l'une de ces communautés avec sa femme, pour une durée d'un an et demie, afin de déterminer si, sans technologie, la vie est aussi peu confortable que ce que les adeptes du progrès tentent de nous faire croire. Le résultat de cette expérience est publié en 2004 sous le titre Better Off : Flipping the Switch on Technology.
Bien sûr, cette question n'est pas neuve et n'est pas sans rappeler le mouvement Luddiste d'opposition à la mécanisation des usines, au 19ème siècle, ou l'expérience menée par Henry David Thoreau (1817-1862) qui laissa le monde civilisé derrière lui pour vivre seul en pleine nature, durant deux ans, sur les bords de l'étang de Walden (Massachusets). Thoreau était, lui aussi, réticent face au "Progrès" et aux nouveautés technologiques. Il considérait, entre autres, que voyager à pied était plus rapide que de prendre le train, car si on comptait en plus du trajet en lui-même le temps passé à travailler pour payer le voyage, il était fort probable que le marcheur serait arrivé à bon port bien avant le client du chemin de fer.

Sans aller jusqu'à rejeter toute la technologie qui nous entoure, aux Etats-Unis, nombreux sont ceux qui remettent en question un des outils les plus emblématiques de cette société, à savoir l'automobile (ce qui, aux USA, n'est pas une mince affaire, croyez-moi)...
Ces mouvements, souvent implantés localement, promeuvent les modes de déplacement aleternatifs comme les pieds, le vélo ou les transports en commun. Ils sont articulés grâce au réseau World Carfree Network. A New York, ce mouvement est représenté par l'association Time's Up qui y est célèbre grâce à ses ateliers de réparation de vélo gratuits (oui, oui, vous avez bien lu), grâce à ses randonnées cyclables dans Brooklyn ou Manhattan et surtout grâce à ses démêlées avec la ville de New York.



Et enfin

Suite à cette généalogie, étendue à défaut d'être exhaustive, me voici enfin arrivée au but de cet article (souvenez-vous du titre...) qui est de vous présenter la synthèse de tous ces courants en la personne du "No impact man". Celui-ci a décidé de mener en famille une expérience (décidemment...) destinée à réduire à zéro son empreinte écologique en diminuant son impact négatif (réduire voire arrêter les activités polluantes) et en augmentant son impact positif (participer à des actions visant à réduire la production de gaz à effet de serre de sa communauté, etc.). Cet homme c'est Colin Beavan, il habite New York (enfin Manhattan, ce qui a mon humble avis a son importance), il a 43 ans, il est écrivain et il a une charmante épouse et une petite fille... Son blog http://noimpactman.typepad.com/blog/ lancé en février 2007 documente son entreprise et sa philosophie. Concrètement, celà veut dire, consommer localement, reconcer aux véhicules motorisés (même les transports en commun), et s'inspirer beaaaaaucoup de la simplicité volontaire*. Bon, comme j'ai découvert le No impact man grâce à Polly, je ne vais pas répéter ce qu'elle explique très bien sûr son blog. Je vous invite donc à aller le consulter ici.



*Maintenant, vous voyez pourquoi je vous ai bassinés avec tous ces mouvements américains avant de vous parler du No impact man !




Adresse du blog de la personne: http://lousailleny.over-blog.com/
C'est bien écrit, rafraîchissant et agréable à lire, plein de bon sens. Je ne peux que vous encourager à y jeter un oeil. merci
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Re: Le peuple américain capable de conscience

Message  Le Chaman le Mer 6 Fév 2008 - 14:08

Hi,

Je suis d'accord sur le principe des fruits et légumes locaux. Mais certaines régions sont sûrement défavorisées à cause du climat... Je parle à l'échelle planétaire. Et il ne faut pas oublier les saisons... avec lequel on oublie de composer aujourd'hui, et qui est un bien.
Donc quand même cela part d'un bon sentiment, mais je reste dubitatif quant aux restes du monde.

Maintenant refuser d'acheter de nouveaux appareils ou outillages, mouais, quand un truc est cassé, il est cassé. Préter des outils, là aussi je reste septique quant à la personne qui emprunte... Tout le monde n'est pas forcément soigneux, de plus l'outil s'use plus vite... Autre chose, il faut bien admettre que les fabriquants d'appareils génèrent du travail... Les appareillages trop obsolètes peuvent être dangereux...
Ok tout ça ne reste que "matériel", mais je possède certains trucs qui me sont personnel...

Quant à refuser l'usage de la technologie, alors dans ce principe remettons des peaux de bêtes et mangeons la viande crue...


Ma conclusion perso est non, " consommophobie" et "technophobie" rejoindraient plutôt une regression... Et la phobie, on sait où cela mène... aux extrèmes.

Que l'on change nos modes de consommations, et/ou de vie par rapport aux technologies, ok, mille fois ok... Mais pas de cette façon... Il y a des technologies non polluantes et peu coùteuses... Il y a des choses simples à appliquer au quotidien... Moins consommer ou consommer intelligemment serait déjà le B-A BA.
Je comprends que certains étasuniens par rapport à leur système, ont envi de revenir à des choses plus simples, mais de là à refuser la progression, c'est extrème... Maintenant, ils font ce qu'ils veulent...

Cette façon de faire reste très introverti, car fonctionner en petit groupe n'engage pas à aller vers l'extérieur... Voyager à l'étranger à pied, à la nage, ou en vélo... Bin on n'est pas rendu !!!

On connait le peuple étasuniens, il fonctionne bien souvent dans l'immensité des extrèmes... Voire une mode en l'occurence...

Absolument pas convaincu du bien fondé... scratch
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Re: Le peuple américain capable de conscience

Message  Admin le Mer 6 Fév 2008 - 14:40

Le Chaman

Je comprend que tu sois dubitatif sur le fond du propos. Les pratiques qu'on voit naître aux US sont souvent issues d'une "mode", d'une tendance... là en l'occurence, avec les problèmes d'écologie, climat, etc au niveau planétaire, vu que même Al Gore s'y est mis, il faudrait être totalement dans les nuages pour ignorer totalement l'existence des problèmes. Après, accepter ces problèmes comme des faits établis, visiblement ça pose un problème à certains (cf voir l'article sur le documentaire "Jesus Camp" à propos des évangelistes...).
Néanmoins, une grande partie de la population occidentale est informée d'une situation qui va s'aggravant concernant la santé de la planète.

Je l'avais dit dans mon premier message, avant de coller l'article du blog, le peuple américain a souvent des pratiques groupusculaires qui nous dépassent. Ce cloisonnement, spontané, des gens, en groupes, de pensée, d'attitude, de croyances, est un fait bien spécifique aux Etats Unis. Curieusement, on le retrouve beaucoup moins au Canada, principalement au Québec où là, on retrouve cet esprit d'indépendance quand même plus présent (héritage francophone? N'oublions pas que nous passons pour les rebelles de service en général dans l'opinion collective internationale lol! ).

Connaissant pas mal les Etats Unis (mais pas non plus par coeur bien sûr!), ce qui m'a interpellé, c'est le désir de limiter l'impact individuel polluant. C'est un gros effort de la part de certains. Alors oui, ça va être mis en action de façon bizarre, rapidement raccroché par des mouvements religieux ou philosophiques, apparition de genres de "clubs" où les membres se reconnaissent par leurs pratiques, la fréquentation de leurs lieux de prédilection, lecture d'ouvrages références....
Les états uniens ont en commun, quelle que soit leur confession, croyance, mode de vie, culture..., un très fort besoin de reconnaissance. Ca, c'est quelque chose qui revient dans tous les domaines. Ils aiment à penser qu'ils seront les meilleurs dans leurs attitudes, leurs vêtements, leurs coutumes, leurs découvertes.... il ne faut pas omettre qu'à la base, les immigrants (donc les colonisateurs qui ont peuplé le territoire au détriment des amérindiens) WASP (en résumé, les blancs) étaient dans leur majorité des refoulés de leurs sociétés mères. Ils rêvaient d'un endroit où ils pourraient accéder à ce qui leur était refusé chez eux... argent, possessions, travail, gloire, épanouissement personnel.... les pélerins étaient assoiffés de réussite.
Ainsi, l'empreinte de ces colons a façonné de génération en génération un modèle absolu et idéal où richesse et réussite sont les buts ultimes.

Je n'ai pas l'intention de faire une étude approfondie sociologique mais j'essaye d'expliquer pourquoi je trouve ces nouveaux comportements plutôt positifs dans leurs conséquences premières.

Ainsi, pour certains de ces citoyens qui essayent d'adopter des comportements "éco-responsables", il y a une réelle réflexion individuelle. Pour d'autres, ce sera beaucoup moins "spirituel", plus simplement axé sur le besoin de reconnaissance que je mentionnais plus haut, envie de faire partie d'un groupe qui oeuvre pour le "bien".
Mais effectivement, en pratique, c'est parfois complètement farfelu. Rejeter la technologie en bloc est absurde dans le monde d'aujourd'hui. Et les théories du gars qui gagne du temps en allant à pied d'un point à l'autre datent du XIXème donc, sont has been!

Mais finalement, quelles que soient les raisons fondamentales de ces comportements, ils ont au moins le côté positif de moins impacter sur la planète. Après, on ne peut pas rééduquer totalement un peuple, sa culture, son histoire... mais apprécier déjà à leur juste mesure ses efforts, c'est un premier pas.
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Re: Le peuple américain capable de conscience

Message  Le Chaman le Mer 6 Fév 2008 - 15:44

Oui , mais comme tu dis "moins impacter sur la planète" ne veut pas dire pour autant le faire de façon farfelue... Ce que tu soulèves pour les "groupuscules", effectivement, ces appartenances me paraissent totalement sectaires, réductrices et dangereuses à cause des dérives que cela risquent d'occasionner, because : l'instint grégaire...

Dans une new, lue sur le net, l'étude faisait apparaitre que la pollution des moyens de transports autoroutiers étaient quand même moindres par rapport aux industries polluantes en tous genres... Supprimer ces moyens de transport ne résoudrait pas pour autant la pollution à effet de serre dûe aux gazs toxiques relâchés par le tertiaire...

Ce qui me dérange en rêgle générale, c'est la culpabilisation du consommateur... (culpabilisation, une fois de plus) scratch

L'exemple basique est celui du tri des déchets à l'échelle individuel des foyers. C'est encore aux lambdas à qui l'on demande des efforts et des comptes, alors que c'est le rôle des états de le faire et ainsi mettre en place des systèmes de tris qui génèreraient des emplois... Je ne critique pas le système d'avoir à disposition plusieurs poubelles... Mais simplement le NON-suivi des déchets jusqu'en bout de chaine... Il y a trop d'exemples de "j'en foutisme", quand on voit nos décharges et autres lieux de stockages...
C'est un peu trop facile de demander en amont de faire le nécessaire si en aval rien est suivit...

Même si le principe des étasuniens est "noble", on se retrouve dans le même schéma, c à d, les gens font des efforts en amont, mais que ce passe-t-il en aval.... Les industries continueront de polluer, de pousser à la consommation... C'est ce qu'on appelle le système capitaliste, toujours plus... Un jour cela coincera...

La vérité est ailleurs Wink

Pour ce qui est de la conscience étasunienne, heureusement pas mal sont conscient et le font savoir... Al Gore, que tu citais, mais aussi M.Moore et d'autres encore... Certains films étasuniens sont bourrés de messages....
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Re: Le peuple américain capable de conscience

Message  Admin le Mer 6 Fév 2008 - 17:23

Ah.... là tu soulèves un problème ENORME. Les déchets et leur avenir...

Je suis à 200% d'accord avec toi concernant les actions gouvernementales de par le monde sur ce problème majeur. Nombres d'inepties, de choses laissées de côté, "d'oublis"...
Combien de fois ai-je vu des décharges sauvages dans le monde entier, avec des produits chimiques laissés à l'abandon sans aucune précaution (et on sait très bien que ce ne sont pas les individus qui possèdent de tels produits...), des composés électroniques en vrac (décharges sauvages monstrueuses en Inde, en Chine, qui sont soit-disant les recycleurs de nos déchets composants).
Même dans les décharges dites officielles, on est témoin de la connerie de gestion de ces déchets. Sur le papier, pleins de décrets bien politiquement-écologiquement parlant corrects. En pratique, n'importe quoi. Pas de bennes isolantes, pas de cuves en béton pour éviter la propagation par les eaux de pluie dans la terre des résidus après combustion. Animaux coprophages qui viennent s'alimenter dans de grosses montagnes de merdes bien polluantes et qui donc s'auto pourrissent...
Je ne parle même pas du confinement, en cas de coup de vent, mieux vaut habiter looooin, très looooin de la décharge. S'agit même pas de l'odeur mais bien des déchets qui vont se disperser sous les raffales, au gré de leur inspiration....

Alors, en effet, il est facile et bien utile de culpabiliser le petit consommateur, qui dans un élan de conscience écologique va se faire chier à s'astreindre à trente six poubelles sélectives, va flipper comme un fou pour un petit bout de papier envolé par la fenêtre mais à côté de ça, grosses industries n'hésitent pas à déverser allègrement leurs déchets toxiques en rivières, mer, etc... Crying or Very sad

Il y aurait toute une politique de fond à revoir, notamment en prenant les problèmes à la base, pour ce qui de notre consommation quotidienne. Si déjà les industries agro-alimentaires pouvaient réviser leur façon de conditionner nos aliments... combien de déchets dûs à ces nombreux emballages, franchement superflus... un pack de yaourts: Emballage individuel du yaourt, puis emballage du pack de façon à les solidariser. Puis emballage du tout dans une boite en carton, si ce n'est pas en plus plastifié. Shocked

On va nous sortir que c'est pour des questions d'hygiène mais à d'autres! Je me fiche complètement de voir mes yaourts emballés trois fois. Un simple lien sur les pots pour les maintenir ensemble me paraît amplement suffisant. Ah mais oui, ça demanderait davantage de précautions dans la manipulation, donc davantage de temps octroyé au manutentionnaire pour chaque pack. Et comme le temps c'est de l'argent..... eh ben nous y voilà Evil or Very Mad

J'ai vraiment le sentiment de plus en plus qu'il existe un mur, que dis-je, un abîme entre les producteurs (lobbies énormes) et les consommateurs (nous). Les uns aspirent à se faire de plus en plus de pognon, au détriment de tout le reste et les autres achètent de moins en moins, déjà pour des questions de pouvoir d'achat et puis pour des questions de conscience qui deviennent inéluctables.
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Re: Le peuple américain capable de conscience

Message  marcassin le Mer 6 Fév 2008 - 19:18

bonjour,

ce que j'ai lu est très interressant ,mais par rapport à l'écologie ,il ne faut pas oublier que chacun est responsable de son environnement ,bien sûr les industriels sont polluant ,ça je crois tout le monde le sais ,mais si nous à notre niveau nous respectons pas notre mère la terre ,et si comme tu le dis "on flippe pour un papier envolé par la fenêtre " et qu'on essaye pas de le récuperer ,il va à son tour polluer là ou il va atterrir ! non ?

si nous à notre niveau ,nous laissons faire les choses , dans le genre "aller ce n'est qu'une pile par terre" ou bien "les balayeurs feront le travail " ,nous voyons tous dans la rue des déchets qui jonchent le sol ,moi perso celà me fait hurler de colère !

nous sommes tous responsable quel que soit le niveau ,lambdas ou industriels !
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Re: Le peuple américain capable de conscience

Message  Admin le Mer 6 Fév 2008 - 21:47

Oh mais attention Marcassin, j'encourage tout à fait les initiatives individuelles, puisqu'à force de petits bouts de papiers ramassés au lieu de les laisser voleter par la fenêtre, on arrivera peut-être ENFIN à des bordures de route propres, sans ces milliards de saloperies qui s'accumulent dans les fossés et qui me font moi aussi hurler.

Ce que je voulais dire, c'est que c'est "faux-cul" de la part des gouvernements de demander un effort collectif aux citoyens mais de laisser les entrepreneurs prendre leurs aises quand à leurs déchets souvent toxiques et difficiles à éliminer des nappes phréatiques et autres rivières. (Entre autres). Soit, on met tout le monde au boulot, chacun faisant un effort qui devrait je trouve, finalement, être naturel (ne pas balancer ses ordures dans la rue comme au temps féodal me paraît une évidence mais vraisemblablement, ce n'est pas le cas pour tout le monde fire ) citoyen de base comme gros entrepreneur, et on parviendra, à défaut de dépolluer totalement la planète, au moins à cesser d'amplifier le bordel déjà existant. Soit les états continuent leur politique de deux poids deux mesures, en mettant à l'index les petits que nous sommes et en faisant l'autruche sur les gros. Ca me révolte dans la mesure où c'est injuste, dégueulasse pour les êtres vivants qui subissent pollution et déchets.
De plus, ce côté infantilisant des politiques à l'encontre de la population est vraiment pénible car je pense quand même que pas mal de personnes, malgré tout, prennent conscience au fur et à mesure, des conséquences de la dispersion des ordures. Enfin, je l'espère en tout cas Crying or Very sad
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Re: Le peuple américain capable de conscience

Message  marcassin le Mer 6 Fév 2008 - 22:13

bonsoir,

j' avais bin compris ton message , mais je voulais juste dire qu'il ne faut pas oublier le quotidien et que les lambdas sont aussi responsables ! mais je te rejoint à 500% ce que tu dis sur les industries !

mais quand je vois des personnes qui jetent des sacs poubelles,roue de moto,caddie,papiers,canettes,piles ,et j'en passe..... dans la rivière qui est juste à coté de chez moi , je peut vous promettre que les industriels ne sont pas là !
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Re: Le peuple américain capable de conscience

Message  Le Chaman le Jeu 7 Fév 2008 - 0:19

Oui Marcassin, tout à fait d'accord sur les pollueurs toutes disciplines confondues...
Le problème est lié à l'éducation et à responsabilisation des générations actuelles et futures. Mais même ceux qui, soit disant, respectent la nature, aiment se promener dedans, etc etc, et bien certains laissent, canettes de bière, papiers gras et comme ils se doivent, des cartouches.... affraid

Cependant, le système du tri sélectif est obsolète à mon avis... Je pense qu'il faudrait creuser le problème... Une majorité peuvent se le permettre, mais une autre majorité ne peuvent pas. Simplement, le fait d'avoir chez soi 4 ou 5 poubelles différentes est un problème de place dans de petits appartements ou studios.... On peut mettre de coté le verre, normal, car évidemment il se brise et est coupant lors de manipulations. Pour le reste...
Comment faisait-on avant ? le tri se faisait à la main sur des tapis... Si toutes les protections sanitaires sont réunies pour la sécurité des personnes qui feraient ce travail, je ne vois pas de problèmes... Ah si ! ça coûte du fric en équipement, en personnel... et là est l'éternel problème...
Le fric. Les gouvernement font des calculs à court terme, et ça c'est un problème de taille. Lors d'une catastrophe pétrolière par exemple... Combien coûte de remettre "en ordre" les cotes, sauvez la faunes, sans parler de la flore détruite...
Il y a énormément de travail à faire sur tous les niveaux de pollution, et en amont bien évidemment... A moyen termes et donc à long termes, cela permettrait, j'en suis sûr de faire faire des économies à nos sociétés....
Mais tout ça c'est du bon sens, et du bon sens, les industriels et gouvernements en on, mais pas dans le sens que l'on voudrait ! geek

En Inde, on récupère le plastique et particulièrement ceux qui s'envolent... Le plastique est recyclé pour en faire du carburant... Ok, c'est du carburant pollueur, mais en attendant la nature retrouve ses jolis traits.... et ça donne du boulot au plus démunis.
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Re: Le peuple américain capable de conscience

Message  Admin le Jeu 7 Fév 2008 - 1:09

Un lien trrrrès instructif ICI

A voir d'urgence, c'est...édifiant.
Il s'agit de la Chine. La même chose existe en Inde aussi.
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