La santé en mauvaise santé (dégénéréscence en croissance)

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La santé en mauvaise santé (dégénéréscence en croissance)

Message  Le Chaman le Lun 21 Jan 2008 - 13:59

Cela fait depuis le dernier mandat de Chirac, que j'ai compris que la sécurité sociale française disparaitrait...
Mais comment la faire disparaitre sans la supprimer officiellement ?

Petit récapitulatif :

En France, la Sécurité sociale a eu le monopole de l'assurance maladie de 1945 jusqu'à 2000, après un rappel à l'ordre de la commission européenne, qu'elles sont les autres assurances maladies alors ? Assurances privées !. La sécurité sociale a été définie pendant la Seconde Guerre mondiale, par le Conseil national de la Résistance. Selon l'ordonnance du 4 octobre 1945.

Il faut savoir qu'avant la S.S, des caisses noires existaient, afin de palier en cas de grêve, créées par les ouvriers. Ce sont les mineurs de fond qui ont été les premiers à instaurer ce système.
Il en a découlé par la suite la création des syndicats tel que la CGT et la CFDT...

Depuis quelques années, on nous rabat les oreilles avec le trou de la sécu. On nous prépare psychologiquement, en fait.
Au début, le trou n'était qu'un jeu d'écriture comptable. C'est à dire qu'était pris en compte les débits sans prendre en compte les rentrées en fin d'exercice de l'année... Cela ensuite se rééquilibrait en début de nouvelle année.
Ensuite, voyant que les gens ne tombaient pas dans le panneau (les éclairés), on a changé les principes de remboursement.
Un exemple parmi tant d'autres, simple : Les gazes canfrées (tulle gras). Elles n'étaient pas considérées comme médicaments et coûtaient moins de 2 euros et donc elles n'étaient pas remboursées. Aujourd'hui, le même paguet de gazes est reconnu comme médicament et coûte 10 euros. Il est remboursé à 60%. Le calcul est vite fait !!!
Si l'on prend les médecins qui prescrirent à outrance des boites de médicaments qui ne seront pas utilisés jusqu'au bout du traitement, imaginez les remboursements... Les lobbies pharmaceutiques poussent à la consommation, il n'y a qu'à voir les représentants dans les salles d'attentes. Sachez que les médecins bénéficient d'avantages en nature quand ils prescrivent tel ou tel médicament de tel laboratoire. Week-end offerts et autres trucs du genre...

Aujourd'hui, les franchises...
Pour tous actes prescrits, dont le coût est supérieur à 100 euros, il y a de toute façon 18 euros qui ne seront pas remboursés.
Pour une simple consultation, 1 euro, n'est pas remboursé pour remborser le trou de la sécu.
Si vous avez le malheur de tomber malade loin de chez vous (votre médecin officiel ne se déplaçant pas dans vos bagages), sur 22 euros de consultation, seulement 10 euros vous seront remboursés, si le médecin est conventionné bien sûr...

Aujourd' hui, voici l'info :


Par Par Daniel MARTINEZ AFP - Dimanche 20 janvier, 21h28PARIS (AFP) -

Au moins quatre malades chroniques ont annoncé l'arrêt de leur traitement depuis l'entrée en vigueur des franchises médicales début janvier, mettant parfois leur vie en danger pour dénoncer cet "impôt sur la maladie".

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a demandé vendredi à ces patients de cesser ces "grèves des soins": "Je veux dire à ces quatre malades qui ont décidé de ne pas se soigner qu'il ne faut pas qu'ils jouent avec leur santé", a-t-elle déclaré.

Ces patients "décident de porter le débat" face à une "décision du peuple français" à travers le vote de son "Parlement souverain", a ajouté la ministre, qui a rencontré Bruno-Pascal Chevalier, le premier de ces malades à avoir annoncé publiquement sa décision.

Mardi, M. Chevalier, malade du sida, avait fait part de son intention de poursuivre sa "grève des soins", après avoir reçu une lettre de Nicolas Sarkozy justifiant les franchises, tout en soulignant qu'il n'appelait "surtout pas" d'autres malades à faire comme lui.

Plusieurs associations de patients opposées à ce qu'elles qualifient d'"impôt sur la maladie" ont également appelé les malades à ne pas entamer ce genre d'action, tout en rendant le gouvernement responsable de cette situation.

Ainsi, après avoir appris qu'un diabétique avait arrêté ses piqûres d'insuline, mettant "sa vie en jeu", le président de l'Association française des diabétiques, Gérard Raymond, a demandé "à ceux qui ont très généreusement mis en place les franchises, en nous expliquant que c'était une nouvelle forme de solidarité, de prendre leurs responsabilités".

"Si demain ils ont des morts sur la conscience, ils les auront, mais pas nous. Et on saura le dire", a-t-il affirmé à l'AFP.

Pour Act Up (VIH/sida), le "mépris pour les malades" de l'actuelle majorité aurait également été mis en évidence par la lettre de M. Sarkozy à M. Chevalier.

Le président de la République y affirmait que "les franchises pourraient être prises en charge par des mutuelles, alors qu'il a tout fait pour les en décourager", a regretté Act Up dans un communiqué.

Quand il a instauré les franchises, le gouvernement a voulu dissuader les assureurs complémentaires de les rembourser, en prévoyant qu'ils ne bénéficieraient pas le cas échéant des avantages fiscaux auxquels ils ont habituellement droit.

Dans ces conditions, le remboursement de la franchise "se traduirait par une augmentation d'au moins 10%, voire 15% à 20%, du coût de la complémentaire", a déclaré Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française à l'AFP, qui regroupe des mutuelles assurant la couverture de 38 millions de personnes.

Dans une réponse sous forme de "lettre ouverte" dimanche, M. Chevalier a demandé à M. Sarkozy s'il était "mal informé" sur ce point.

Deux pétitions contre les franchises avaient recueilli dimanche matin près de 300.000 signatures au total, selon des organisations à l'origine de ces initiatives, la CGT-retraités et un "Collectif national contre les franchises" réunissant professionnels de la santé, partis, syndicats et associations.

Depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer de leur poche 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par transport sanitaire.

Ces franchises, plafonnées à 50 euros par an et par assuré social, s'ajoutent notamment au forfait d'un euro sur chaque consultation ou acte médical déjà à la charge des assurés sociaux depuis 2004, dont le plafond est aussi de 50 euros par an.



Tous ces malades sont en fait en grand danger... Le problème financier des patients pour se soigner est vraiment un scandale. On a une sécu, à quoi sert-elle ?

Pour une hostilisation accompagnée d'un acte chirurgical, le médecin demande en plus de sa rémunération pour l'acte qu'il a effectué, " un dépassement d'honoraire"... Qu'est ce que c'est que ce truc encore ? Sans parler de ceux qui carrément demande un dessous de table pour vous soigner... ( les grands professeurs notamment et principalement)
Faut leurs rappeler le serment d'Hippocrate, à moins qu' ils aient prononcé le serment d Hypocrite !!!

Sachez qu'on nous parle déjà de prendre des Complémentaires de complémentaires.......

On en veut-on en arriver ? Au système étasunien... Tout privatiser !!! La santé à deux vitesses.

Je vous invite fortement à voir le dernier film de Michaël Moore, SICKO.... La fin du reportage réserve une surprise...

maal
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