Le paradoxe du Gulf Stream

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Le paradoxe du Gulf Stream

Message  Le Chaman le Mer 30 Jan 2008 - 5:16

Bonjour @ tous,

Bien souvent les gens ne comprennent pas cette histoire du chaud qui fait du froid... Je vous rassure, je ne vais pas vous faire un exposé du pourquoi du comment du réfrigérateur... Ni du système de refroidissement du moteur à explosion.
Quoique, le sujet qui nous intéresse, c'est l'absence de chaud qui fait du froid, rien de plus normal... me direz vous.

C'est bien d'un paradoxe climatique, dont nous allons parler, dut à un des plus célèbre courant marin. Le Gulf Stream. (oui, c'est dans le titre Wink )
A l'heure où le réchauffement climatique n'est un secret pour personne, sauf pour l' oncle george... gerbi
L'inquiètude des climatologues se fixe pour beaucoup sur le tapis roulant de l'Atlantique Nord.
Ce courant est le principale système de refroidissement de la planète. Disons qu'il tempère notre vaisseau spacial. Et permet, à nous européens, d'avoir un climat tempéré.
Il prend naissance en Amérique Centrale au Mexique, mais reçoit depuis les mers du sud une température entre 30 et 35°... Il est alors un courant de surface. Longeant les cotes de l'Ouest Africain, il passe le long de l'Europe jusqu'en mer de norvège et fait demi-tour vers le canada et redescent le long des US. Il est alors un courant de profondeur. Ayant distribué sa chaleur en Europe il se retrouve donc refroidi. Ce qui lui fait faire demi-tour est l'eau de l'Artique, froide en plus. La fonte progressive de la calotte est de l'eau douce. L'eau douce dilue l'eau salée.
Je schématise son périple, car les courants océaniens, c'est un peu plus complexe, ils sont tous en interaction.

Comme notre réchauffement climatique a pour conséquense d'accélérer sérieusement la fonte des gros glaçons du Nord, cela a pour effet de "dissoudre" l'eau salée du Gulf Stream, et par répercution le courant redescend peu à peu. Voire il pourrait se dissoudre totalement. affraid

Et voici le paradoxe. Comme le courant ne vient plus caresser les cotes européennes, nous ne recevrons plus la chaleur du courant. Deuxième conséquense, les vents froids venant du canada passeront l'Atlantique Nord pour venir nous refroidir un peu plus.... Puisque le Gulf Stream ne sera plus là... ni pour nous protéger des vents du Nord Canadien, ni pour nous améner la chaleur nécessaire à notre tempérance... Shocked

Mais les effets se ressentiront partout, et l'Afrique sera aussi durement touchée.... Les déserts gagneront de l'ampleur.... Comme si ils avaient besoin de ça !

MERCI QUI ???? usasam maal pinpon

.. Voyez, les histoires de réfrigérateur et de moteur qui explose, c'est pas compliqué !



Liens :
http://www.dinosoria.com/gulf_stream.htm
http://www.alertes-meteo.com/vague_de_chaleur/stream.htm
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Re: Le paradoxe du Gulf Stream

Message  ELFIE le Mer 30 Jan 2008 - 11:22

La faune et la flore sous-marines aussi subissent ce changement climatique. Dans le "silence le plus abyssal". grr
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Re: Le paradoxe du Gulf Stream

Message  Le Chaman le Mer 30 Jan 2008 - 15:09

Oui, malheureusement, personne n'est épargné !!!! titanic
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Re: Le paradoxe du Gulf Stream

Message  Le Chaman le Ven 1 Fév 2008 - 14:25

Information récupérée sur yahoo ce matin :

Le réchauffement climatique pourrait menacer de famine d'ici 2030 des dizaines de millions de pauvres vivant dans certaines régions d'Afrique et d'Asie en entraînant une forte réduction de la production de leurs principales cultures, mettent en garde jeudi des experts américains.
Une grande majorité du milliard de personnes pauvres de la planète dépend entièrement de l'agriculture pour sa subsistance, explique David Lobell, du programme de recherche sur la sécurité alimentaire et l'environnement de l'Université Stanford en Californie (ouest).
"Comprendre où ces changements du climat présentent la plus grande menace pour les cultures, et à quelle échéance, est essentiel pour adapter nos efforts afin de mieux combattre la famine et la pauvreté au cours des deux prochaines décennies", poursuit cet expert dont l'étude paraît dans la revue Science datée du 1er février.
"L'agriculture est l'une des activités humaines qui malheureusement est la plus vulnérable aux changements climatiques", ajoute dans un communiqué l'auteur principal de cette étude.
Les températures et précipitations sont les facteurs clés affectant le rendement des récoltes.
Pour déterminer l'impact du réchauffement sur l'agriculture dans douze régions où vit la plus grande partie de la population souffrant le plus de malnutrition, les auteurs ont analysé vingt modèles informatiques de changement climatique.
Ils ont conclu que la température moyenne pourrait augmenter d'un degré d'ici 2030 dans la plupart des zones géographiques étudiée, tandis que les précipitations saisonnières dans certains endroits, dont l'Asie du Sud, l'Afrique septentrionale, l'Amérique centrale et le Brésil, pourraient nettement diminuer.
Leur analyse révèle plus particulièrement deux points où les impacts du changement climatique sur l'agriculture risquent d'être les plus sévères: il s'agit du sud du continent africain et de l'Asie.
Le sud de l'Afrique pourrait ainsi perdre plus de 30% de sa production de maïs, sa principale récolte, au cours des vingt prochaines années, tandis que l'Indonésie et l'Asie du Sud verraient leurs principales cultures (millet, maïs et riz) diminuer d'au moins 10%.
"Nous avons été surpris de l'ampleur et de la rapidité de l'impact du changement climatique sur l'agriculture de ces régions", note Marshall Burke, chercheur de l'Université Stanford et co-auteur de ces travaux.

"Pour les petits agriculteurs très pauvres, de telles pertes pourraient aisément les condamner à la famine", souligne-t-il.

En analysant systématiquement à travers toutes ces régions du monde un éventail étendu des récoltes et de leur importance, "nous espérons aider à établir des priorités dans les investissements nécessaires pour répondre à cette menace", ajoute ce chercheur.
Bien que des adaptions relativement peu coûteuses comme semer plus tôt ou plus tard dans la saison, ou remplacer les variétés de cultures, puissent limiter les effets néfastes du changement climatique, des mesures plus coûteuses sont toutefois nécessaires pour affronter ces problèmes, insistent les auteurs de cette recherche.
Ils citent la mise au point de nouvelles variétés de cultures et le développement de l'irrigation, des projets qui requièrent d'importants investissements par les gouvernements et des organisations internationales de développement.
Cette étude est publiée à un moment opportun puisque la communauté internationale des donateurs recommence à investir dans la productivité agricole des pays en développement, relève Rosamond Naylor de l'Université Stanford et une des coauteurs de l'étude.
Cette recherche relève aussi qu'un petit nombre de régions en développement comme les zones de cultures du blé en Chine, pourraient bénéficier à court terme du changement climatique.



Malgré ce rapport, je trouve que tout ceci reste minimisé... Que va-t-il se passer sur tous les continents ? car si certains endroits de la planète vont se réchauffer, d'autres avec moins de précipitations... On oublie de parler de la vague de froid touchant l'émisphère Nord européen entre autre...
Adapter les cultures en fonction des climats, ne serait-ce pas déranger le mode de vie alimentaire et digestif des populations, ainsi que de placer des nouvelles semences OGM ? Mais quand on a faim, on mange...
Quant à débloquer de grosses sommes d'argent, on connait l'attitude des gouvernements, qui retardent le plus possible ou diffusent à petites doses de l'argent qui pourtant serait bien utile... Il est vrai que l'armement militaire est prioritaire, car nous devons nous défendre... euh... car nous devons nous défendre... oui, nous devons nous défendre... Contre qui déjà ?

Les rapports scientifiques certifiaient que les premières catastrophes climatiques auraient lieu en 2050, puis après recalculs, en 2020. Pourquoi un tel écart ? Simplement la progression serait exponentielle...
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